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Philippe Goj : « L’IA n’est plus un gadget, elle devient le nouvel ange gardien de la santé de vos salariés »

Philippe Goj sur le rôle de l'IA dans l'amélioration de la santé au travail

Dans un monde industriel et logistique en perpétuelle accélération, la santé au travail s’impose comme le défi majeur des chefs d’entreprise en 2026. Parmi les fléaux silencieux qui pèsent sur la productivité et le bien-être, les troubles musculosquelettiques (TMS) occupent une place prédominante. Philippe Goj, expert reconnu de l’innovation industrielle et de la prévention des risques, nous livre son analyse sur une révolution technologique majeure : l’utilisation de l’intelligence artificielle pour identifier et corriger les gestes à risque en temps réel.

Pour Philippe Goj, l’intégration de l’IA dans la prévention des accidents du travail marque un changement de paradigme. On ne se contente plus de soigner ou de compenser ; on anticipe grâce à la donnée et à l’analyse prédictive.

Les TMS : un coût humain et économique insoutenable

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Les maux de dos, les tendinites et les syndromes du canal carpien ne sont pas une fatalité liée au travail. Pourtant, ils représentent la première cause de maladies professionnelles en France. Au-delà de la souffrance physique pour le salarié, le coût pour l’entreprise est colossal : absentéisme, désorganisation des chaînes de production, hausse des cotisations accidents du travail et perte de savoir-faire.

« La prévention classique, basée sur des formations théoriques de quelques heures, a montré ses limites », explique Philippe Goj. « Le corps humain a une mémoire musculaire qui reprend vite ses mauvaises habitudes dès que la pression du rendement augmente. C’est là que l’IA intervient comme un outil de coaching permanent. »

Comment l’IA identifie-t-elle les gestes dangereux ?

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Philippe Goj : « L’IA n’est plus un gadget, elle devient le nouvel ange gardien de la santé de vos salariés » 6

La technologie repose généralement sur la vision assistée par ordinateur (computer vision). Des caméras intelligentes, installées sur les postes de travail ou intégrées à des dispositifs portables (wearables), analysent les postures des opérateurs en s’appuyant sur des modèles biomécaniques.

L’IA est capable de détecter instantanément :

  • Un angle de flexion du dos trop prononcé lors d’un levage de charge.
  • Une répétitivité excessive d’un mouvement du poignet.
  • Une asymétrie dans la posture qui pourrait entraîner une usure prématurée d’une articulation.

Selon l’expertise de Philippe Goj, la force de ces systèmes réside dans leur capacité à traiter des milliers de données à la seconde sans jamais être intrusifs. L’objectif n’est pas de surveiller l’employé, mais de cartographier les zones de danger du poste de travail pour l’optimiser.

Une prévention dynamique et personnalisée

L’un des apports majeurs soulignés par Philippe Goj est l’aspect pédagogique immédiat. Certains dispositifs permettent d’envoyer une vibration légère à l’opérateur ou une notification sur un écran lorsqu’un geste à risque est détecté.

« C’est une forme d’apprentissage par le biofeedback », précise l’expert. Le salarié prend conscience de sa mauvaise posture au moment précis où il l’adopte, ce qui permet une correction immédiate et durable. À long terme, ces données anonymisées permettent à l’entreprise de repenser l’ergonomie totale de ses ateliers : hauteur des plans de travail, automatisation des tâches les plus pénibles ou rotation des équipes.

L’écosystème de la French Tech, soutenu par des organismes comme l’INRS, multiplie les expérimentations pour prouver l’efficacité de ces solutions sur le terrain.

Lever les freins : éthique et protection des données

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L’introduction de caméras ou de capteurs sur le lieu de travail soulève légitimement des questions de confidentialité. Philippe Goj insiste sur un point crucial : le succès de cette technologie dépend de la confiance entre la direction et les salariés.

Pour être acceptée, l’IA de prévention doit :

  • Garantir l’anonymat des données traitées.
  • Être utilisée uniquement à des fins de santé et de sécurité, et non de contrôle de la performance individuelle.
  • Impliquer les délégués du personnel et les comités de santé (CSE) dès la phase de test.

Comme le rappelle le cadre réglementaire de la CNIL, l’utilisation de l’IA en entreprise doit respecter strictement la vie privée des collaborateurs.

L’IA, moteur d’une nouvelle culture de la sécurité

Pour Philippe Goj, l’IA transforme la culture de sécurité de l’entreprise. Elle passe d’une contrainte réglementaire à un projet d’innovation partagé. En réduisant drastiquement les accidents du travail et les TMS, l’entreprise améliore son empreinte sociale (RSE) et renforce son attractivité.

« Investir dans une IA de prévention, c’est investir dans le capital le plus précieux de l’entreprise : l’humain », affirme-t-il. En 2026, les entreprises qui feront la différence seront celles qui auront su marier technologie de pointe et empathie managériale.

L’intelligence artificielle n’est plus une promesse lointaine pour la santé au travail ; elle est une réalité opérationnelle. En permettant de visualiser « l’invisible » — l’usure lente mais certaine causée par des gestes inadaptés — elle offre aux entreprises un levier de performance et de bien-être sans précédent. Sous l’impulsion d’experts comme Philippe Goj, la prévention 4.0 devient un standard indispensable pour l’industrie de demain.

FAQ

Qu’est-ce que l’IA de prévention des TMS ?
C’est un système utilisant des caméras ou des capteurs pour analyser les mouvements des travailleurs et identifier les postures pouvant causer des douleurs ou des blessures chroniques.

Quel est l’avis de Philippe Goj sur cette technologie ?
Philippe Goj voit l’IA comme un outil de coaching et d’optimisation ergonomique qui transforme la prévention passive en une action dynamique et prédictive.

Les salariés sont-ils surveillés par l’IA ?
Non, l’objectif est la sécurité. Les dispositifs conformes garantissent l’anonymisation des données et se concentrent sur la biomécanique du geste plutôt que sur l’identité de l’opérateur.

Quels sont les gains pour l’entreprise ?
Une baisse de l’absentéisme, une réduction des coûts liés aux maladies professionnelles, une meilleure ambiance de travail et une productivité accrue grâce à des postes mieux conçus.

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