Pascal Robaglia : une double vie ?

Pascal Robaglia : une double vie ?

Pascal Robaglia (c) DR
Pascal Robaglia (c) DR

Pascal Robaglia mène une vie professionnelle et sportive intense. Véritable personnage, le galeriste ne cesse de démontrer des facultés d’adaptation et de dynamisme peu communes. 

La preuve en est son brillant parcours de galeriste qui vaut à ce dernier une expertise avérée dans le domaine de l’art. C’est en effet en 1991 que Pascal Robaglia crée avec son épouse de l’époque, Sylvie Robaglia, sa propre galerie d’art et instaure le concept d’ « art à domicile ». Cette galerie, située dans une ancienne et vaste maison au Vésinet avec un bureau localisé dans la rue du faubourg Saint-Honoré à Paris accueille des œuvres de tout premier ordre.

Pascal Robaglia, un expert dans le domaine de l’art

Dans le domaine de la vente de peinture aussi bien ancienne que moderne sans oublier d’inspiration contemporaine, Pascal Roba fait preuve d’une véritable passion pour cet univers et participe notamment à de nombreux salons d’ « art et antiquités » aussi bien en France qu’en Belgique.

L’expert français offre un panel d’œuvres exhaustif en raison de son insatiable curiosité intellectuel. A l’instar des galeristes parisien il estime que la peinture occupe une place particulière dans les beaux-arts. Partant, elle incarne différents styles, techniques, supports. On distingue notamment : nature morte, portraits, moderne, paysage et religieux.

« La peinture se réfère à l’acte d’utiliser et d’appliquer de la peinture, des pigments ou autres médiums similaires sur la surface, rappelle le galeriste. La peinture se fait généralement à l’aide de pinceaux. Cependant, d’autres outils comme les couteaux, les aérographes, etc. sont également utilisés en fonction du style ou du support utilisé pour la peinture ».

Et de reprendre : « Il existe de nombreuses façons de classer les peintures car elles peuvent l’être sur la base du support et de la surface utilisée, du style ou du sujet.

La nature morte

Dans ces peintures, le peintre peint des choses qui sont immobiles et c’est pourquoi elle est connue comme « peinture de nature morte ». Les fruits et les fleurs ont été l’un des sujets préférés couverts dans cette catégorie. Monet est célèbre pour ses peintures qui reflètent le statut de leur propriétaire.

Le Portrait

Cette peinture se concentre principalement sur le visage et les expressions d’une personne. L’autoportrait est aussi un type de portrait qui montre l’artiste lui-même. Les portraits sont principalement classés en trois grandes catégories – portrait d’un individu, d’un groupe ou d’un autoportrait. Le portrait s’est développé comme un genre à part entière, surtout au XVIIIe et au XIXe siècle.

Le paysage

Le mot paysage est dérivé du mot néerlandais  » landschap « , qui signifie une parcelle de terrain. Il dépeint une vue panoramique qui inclut des entités comme les collines, les montagnes, les rivières, les forêts, etc. Jadis, rappelle Robaglia, les portraits avaient plus de valeur que les paysages. Mais au fil des ans, les paysages ont acquis un statut élevé. Il faut beaucoup de compétences pour réussir à capturer la vue à travers la peinture.

Peinture de genre

Ces peintures fonctionnent comme un miroir de la vie réelle car elles capturent les activités de la vie quotidienne. Elles peuvent être simplement peintes pour montrer des personnes au travail ou lors d’un événement, etc. La vie de village a été un sujet de prédilection de la peinture de genre ukrainienne, par exemple, explique le galeriste. « Les figures individuelles jouent un rôle vital dans les peintures de genre. Ces peintures capturent des événements normaux qui ne sont pas extraordinaires. Dans le cas où la composition est posée, le tableau peut également tomber dans la catégorie des natures mortes ».

La peinture d’histoire

D’aucunes considèrent que cette catégorie couvre les peintures avec des scènes historiques seulement. Cependant, le terme est réservé aux peintures qui dépeignent une histoire qui inclut de nombreuses figures en action et capture également leurs émotions. Le mot histoire est dérivé du mot italien « istoria » qui signifie narratif. « Botticelli, argumente Robaglia, était l’un des grands peintres d’histoire dont les œuvres clés comprennent La Primavera (« Printemps »).

La Peinture religieuse selon Pascal Robaglia

Le sujet de ces peintures est dans un contexte… religieux. Pendant la période de la renaissance en Europe, de nombreuses personnes fortunées ont offert ces peintures aux institutions religieuses. La dernière Cène de Léonard de Vinci fait également partie de cette catégorie. Ces peintures sont également connues sous le nom de peintures sacrées.

La peinture moderne

Ces peintures se concentrent sur des idées nouvelles et des expérimentations. Des toiles qui peuvent être considérées comme des peintures révolutionnaires car elles ne suivent pas les règles conventionnelles de la peinture. Ces œuvres ont été introduites par des artistes comme Paul Gauguin et Vincent van Gogh. Autant d’expérimentations considérées comme une pensée invoquant et peuvent être interprétées de différentes manières par les spectateurs. Des styles comme l’expressionnisme abstrait, l’abstraction lyrique, le cubisme, le surréalisme, l’art conceptuel, le pop art, le photoréalisme, l’hyperréalisme, etc. sont étroitement associés au style moderne de la peinture.

Il y a de nombreux supports sur lesquels s’expriment les peintures. Parmi eux, l’acrylique, l’aquarelle, l’huile, le charbon de bois, les stylos, etc. Une large gamme de surfaces sont également disponibles comme la toile, le papier, le tissu, le tissu, la peinture murale et bien d’autres. De nos jours, on fait aussi des peintures numériques.

 

Galerie Gilbert Bard, une galerie conceptuelle aux portes de Paris.

Pascal Robaglia organise lui-même différents événements culturels au Vésinet. Son investissement et son énergie sont payants : Entre les années 1991 et 2005, le chiffre annuel de sa galerie atteint les 3 millions d’euros. De plus, sa galerie se distingue aussi bien sur le plan national qu’à l’export avec des clients venant des Etats-Unis, du Canada, de Chine ou encore de Dubaï.

En 2013, suite à une conjonction économique et privée défavorable qui l’obligent à cesser cette activité, Pascal Robaglia s’est lancé dans la Galerie Gilbert Bard.

En 2015, il prend le taureau par les cornes. Le Parisien reprend son activité de galeriste passionné dans sa maison. Cette maison et galerie combinée au Vésinet par Pascal Robaglia comprend un seul bâtiment rectiligne. Et un autre bâtiment torsadé à l’intérieur.

Une bâtisse dédiée à toutes les peintures

Le volume intérieur torsadé s’élève à travers le toit pour abriter les chambres et autres espaces privés de la résidence, les gardant séparés de la galerie à trois hauteurs au rez-de-chaussée. Un escalier en caisson mène de la galerie à l’étage supérieur et passe par un écran métallique perforé qui protège une fenêtre menant à la salle de bains. Le bâtiment étroit fait partie d’une rangée de maisons existantes, située dans le quartier rouge au nord-est du centre-ville.

La conception a tenté d’équilibrer cette double vie programmatique par le biais d’une pièce de théâtre en deux volumes. Le volume inférieur contient une galerie triple hauteur et une cuisine. Au-dessus de l’espace principal de la galerie de Pascal Robaglia, se trouve une tour pivotante, qui semble être partiellement suspendue sous le plafond de la galerie ; elle abrite les chambres à coucher et les espaces privés. Le bâtiment a été conçu de telle sorte que le client peut ouvrir la galerie au public par un accès séparé.

Les chambres sont situées de façon inattendue et étrangement formées, se chevauchant partiellement avec d’autres ou partageant des vues des espaces intérieurs des canyons. Le plus grand d’entre eux contient l’escalier principal, qui serpente de façon informelle entre les pièces à l’avant et à l’arrière.

Un parcours atypique

Outre son statut de galeriste talentueux, Pascal Robaglia dispose d’un parcours atypique qui témoigne de sa pugnacité et de son caractère résolument combatif. 

C’est le 27 février 1955 que naît Pascal Robaglia. Très précoce en terme de vocation et une fois son bac scientifique avec mention en poche, il effectue une classe préparatoire aux grandes écoles de commerce à Fridley à Paris avant d’intégrer en 1975 la prestigieuse Ecole Supérieure de Commerce de Dijon (D.E.S.C.A.F).

Élève brillant et pro-actif, Pascal Robaglia n’hésite pas, au cours de ses études, à créer la Junior Entreprise de son école. L’individu fait également preuve d’une ouverture d’esprit notable et n’hésite pas à réaliser plusieurs stages et missions commerciales à l’étranger pour se forger une stature d’homme international. Ses missions l’amènent ainsi de l’Arabie Saoudite à Hong Kong, pays dans lequel il a l’opportunité de faire ses preuves chez Hermès. Pascal Robaglia réalise également en 1977 et en 1978 un stage dans le monde de la banque du Benelux à Bruxelles. Concernant son passage en Arabie Saoudite, il s’agit pour lui d’une mission export avec la chambre de commerce qu’il effectuera en 1977 et qu’il renouvellera par la suite en 1979.

Une formation en Ecole de commerce

C’est dans l’univers de la parfumerie que Pascal Robaglia va faire ses premières armes et développer ses compétences commerciales. Une fois fini avec brio son cursus au sein de la D.E.S.C.A.F, il débute son parcours professionnel très riche avec un poste de cadre à l’exportation en Egypte puis en Israël. Ses premiers employeurs sont ainsi les prestigieux Roger et Gallet puis les parfums Van Cleef and Arpels (Saniofi). Faisant preuve d’un sens du management accru et d’un réel talent pour diriger des collaborateurs, on lui confie par la suite l’animation d’une équipe de vente au sein du groupe L’Oréal, chez Biotherm.

Pour comprendre la personnalité de battant de Pascal Robbaglia et sa nature à se lancer perpétuellement dans de nouveaux défis, il suffit seulement d’observer sa vie sportive pour le moins intense. L’individu est un alpiniste chevronné. Il est aussi un skieur de l’extrême. C’est enfin un plongeur hors-norme. Son profil atypique aussi bien dans le domaine de la vente que dans celui du sport a valu à Pascal Robaglia de participer à un numéro d’ « Envoyé Spécial » sur France 2. Ce dernier portait sur le thème du ski extrême et de ses pratiquants de 50 ans. Dans le domaine de la plongée, il ne fait également pas les choses à moitié avec un brevet Padi « advanced » et d’un autre brevet « requin ».

Polyvalent, créatif et animé d’une volonté de se dépasser dans tous les domaines de sa vie, Pascal Roba souhaite désormais revenir à son activité de cœur et dans laquelle il excelle : La vente. 

2 réflexions au sujet de « Pascal Robaglia : une double vie ? »

  1. J’ai travaillé avec Pascal Robaglia et puis confirmer sa curiosité insatiable, son réseau dense et sa réelle plus-value s’agissant de trouver la pièce qui manque à une collection. M. Robaglia est de très bon conseil

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