Archives par mot-clé : Eric Doutrebente

Eric Doutrebente, le financier atypique

De prime abord, rien ne laisse présumer qu’Eric Doutrebente soit un magnat de la finance. La chemise hors du pantalon, le regard chaleureux, le sourire cordial… Il est très loin de l’image de requin qui colle à la peau des gestionnaires de fonds. Et pourtant, en dépit de son air débonnaire, il est l’une des figures de la finance européenne.

Le secret du succès d’Eric Doutrebente

Même si vous avez volontairement cliqué sur ce lien, il y a de fortes chances pour que vous vous interrogiez sur l’identité d’Eric Doutrebente. En même temps, il faut reconnaître que ce tranquille père de famille n’est pas un aficionado de la presse people.

Si son nom est connu dans le monde feutré de la finance parisienne, c’est à cause des performances exceptionnelles de la société qu’il a fondée : la Financière Tiepolo. Agréée par l’Autorité des marchés financiers (AMF), la compagnie a à cœur de faire fructifier les actifs de ses clients.

Grâce à l’expertise de ses 25 collaborateurs, il analyse sans cesse le marché, guettant la moindre possibilité d’investissement. En se basant sur tout le laïus accumulé, la Financière Tiepelo estime des actifs et leurs potentiels et distille ses précieux conseils sur les investissements en bourse et les valeurs à privilégier. À ce jour, 1,35 milliard d’euros sont gérés par les équipes d’Eric Doutrebente.

Et là, une autre question surgit sans doute dans votre esprit : comment donc Eric Doutrebente en est-il arrivé là ? Eh bien… C’est une longue histoire qui démarre alors qu’Éric n’est encore qu’un enfant.

Le parcours d’étude

Né dans une famille de financiers, Eric Doutrebente a pu compter sur les conseils avisés de son père. Dès son plus jeune âge, ce dernier l’initie à la gestion et aux rouages des mécanismes financiers. Alors que d’autres rêvent de devenir astronautes, Doutrebente sait d’ores et déjà que ses pas le mèneront au firmament de la finance.

En 1984, alors qu’il n’a que 24 ans, le jeune Éric décroche haut-la-main une Maîtrise en droit des affaires à l’Université de Paris II. Cette dernière marque la fin d’un parcours académique de quatre ans, au cours duquel ses connaissances ont été testées maintes fois. Bien que le périple ne fut pas de tout repos, Doutrebente est plus qu’heureux d’avoir atteint la lumière au bout du tunnel. Il ne lui reste plus qu’à sauter à pieds joints dans la vie active.

Le parcours professionnel

À la différence de nombreux étudiants, Doutrebente n’a pas eu à endurer un parcours du combattant lors de la recherche de stages. En effet, dès son admission à l’Université de Paris II, son intellect hors norme séduit les gérants de Wargny. Pendant cinq ans, il affinera ses compétences au sein de cette agence digitale dédiée aux marchés financiers.

Néanmoins, une fois diplômé, Éric aspire à plus. Même s’il est reconnaissant de l’enseignement reçu au sein de Wargny, il désire plus de responsabilités. C’est pourquoi, en dépit d’un marché difficile, il décide de mettre un terme à son contrat. Et là, la vie lui a réservé une surprise de taille.

En dépit de ses excellentes références, Eric Doutrebente passera un an à chercher un nouvel emploi. De 1985 à 1986, toutes ses demandes d’emploi se solderont par des retours négatifs. CV envoyés en vain, entretiens qui n’aboutissent pas à un contrat, … Pendant presque 12 mois, il en a vu des vertes et des pas mûres.

Heureusement, après une longue traversée du désert, Dame Providence finit par lui sourire de nouveau.

En 1986, il devient assistant de gestion au sein de la société de bourse Compiègne SA. Durant quatre ans, sa profession l’amènera à explorer tous les méandres de la finance. Ainsi, il réalisera diverses opérations telles que :

  • l’analyse financière ;
  • l’activité caisse de titres ;
  • la gestion des espèces de bourses françaises et étrangères ;
  • les cotations ;
  • les arbitrages sur les marchés à la criée ;
  • etc.

En 1990, son talent lui permet d’être coopté par une autre entité. Il est recruté comme gestionnaire d’Organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) et de portefeuilles privatifs par Richelieu finance.

À ce poste décisionnel, il affûtera non seulement sa connaissance de la bourse mais aussi ses talents de manager. Déjà, ses collaborateurs verront en lui une étoile montante de la finance européenne. Ils sembleraient qu’ils aient eu raison…

La suite du parcours professionnel d’Éric Doutrebente se poursuivra au sein de Tocqueville finance. En 1997, il devient administrateur de l’entreprise de gestion financière. Très vite, il grimpera les échelons de ladite compagnie. D’administrateur, il deviendra associé, membre du comité exécutif, Directeur général délégué et enfin Directeur général. Tout cela en seulement sept ans.

Extrêmement doué avec les chiffres, Éric Doutrebente est un financier loué autant par ses clients que ses partenaires. Forcément, au moment où il annonce sa décision de quitter le groupe, les personnels de Tocqueville finance n’en reviennent pas. En dépit de propositions alléchantes, l’homme ne démord pas de son idée. Il sait qu’il est temps pour lui de donner corps à un rêve qu’il chérit depuis longtemps : fonder sa propre compagnie.

En 2008, il saute enfin le pas avec La financière Tiepolo. Localisée à Paris (France), l’entreprise fait très rapidement parler d’elle. À l’écoute des PME françaises, elle n’en oublie pas de garder un œil sur les marchés boursiers. 

Quand il n’est pas en train de scruter les variations des entreprises (en particulier les PME et les ETI), Eric Doutrebente prend plaisir à recevoir sa famille et ses amis. Dès que le costume-cravate tombe, c’est un amoureux des plaisirs simples qui fait son apparition.

Ses passe-temps

En compagnie de sa femme Stéphanie, il apprécie particulièrement les journées calmes d’été passées en bordure des rivières des Pyrénées. Quand le mistral fait souffler son vent glacial sur la France, il enfile ses chaussures de ski et fait du hors-piste. Au grand plaisir de son épouse et de ses sept enfants, le fait d’être devenu grand-père l’a incité à moins pratiquer cette activité.

Esthète dans l’âme, il aime se perdre dans les univers oniriques dépeints sur les peintures italiennes. En voiture ou en avion, il trouve la sérénité en s’immergeant dans une mélodie du chœur Fra Angelico. Au vu de ses passions, ce n’est pas une surprise… Il est amoureux de Rome depuis qu’il y a posé le pied à 22 ans. Et comment lui reprocher cette passion pour la Dolce vita ?

Plus d’informations sur Eric Doutrebente : Doyoubuzz et ici.